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L'espace a l'étendue de mon imagination.
L'espace a l'étendue de mon imagination.
Regarder quelque chose comme si on ne l'avait jamais vu demande un grand courage.
Le statisme de la peinture n'empêche pas le sentiment du mouvement. C'est un mouvement qui est placé à un degrés d'élévation qui n'entraîne pas les muscles des spectateurs, mais simplement leur esprit.
Découper à vif dans la couleur me rappelle la taille directe des sculpteurs.
Le rôle de la peinture, je crois, le rôle de toute la peinture décorative, est d'agrandir les surfaces, de faire en sorte que l'on ne sente plus les dimensions du mur.
Je ne raisonne pas quand je dessine : les peintres chinois disent que l'orsqu'on dessine un arbre, il faut monter avec lui. C'est ce que je fais. Mais il ne faut pas dire "En dessinant, je monte avec lui" [...] et raisonner cela. Je fais quelque chose, je ne cherche pas, je donne.
Il suffit d'un signe pour évoquer un visage, il n'est nul besoin d'imposer aux gens des yeux, une bouche... Il faut laisser le champ libre à la rêverie du spectateur.
Vous ne pouvez pas vous figurer à quel point, en cette période de papiers découpés, la sensation du vol qui se dégage en moi m'aide à mieux ajuster ma main quand elle conduit le trajet de mes ciseaux. C'est assez difficilement explicable. Je dirai que c'est une sorte d'équivalence linéaire, graphique de la sensation du vol.
J'espère qu'aussi vieux que nous vivrons, nous mourrons jeunes.
C'est pour libérer la grâce, le naturel que j'étudie tellement avant de faire un dessin à la plume. Je ne m'impose jamais violence ; au contraire, je suis le danseur ou l'équilibriste qui commence sa journée par plusieurs heures d'exercices d'assouplissement.
La transcription presque inconsciente de la signification du modèle est l'acte initial de toute oeuvre d'art.
il n'y a pas de rupture entre mes anciens tableaux et mes découpages, seulement, avec plus d'absolu, plus d'abstraction, j'ai atteint une forme décantée jusqu'à l'essentiel.
Le chemin que fait mon crayon sur la feuille de papier a, en quelque sorte, quelque chose d'analogue au geste d'un homme qui cherche son chemin dans l'obscurité. Je veux dire que ma route n'a rien de prévu : je suis conduit, je ne conduis pas.
La couleur remue le fond sensuel de l'homme.
Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir.