• Ceux-là même qui désespèrent du ciel se créent sur la terre des illusions, tige fragile à laquelle ils se rattachent comme des hommes qui se noient.
    Manfred (1817)
  • Mon beau idéal, à moi, c'est une femme qui ait assez de talent pour comprendre et apprécier le mien, mais pas assez pour briller elle-même à mes dépens. Tous les hommes qui ont quelque fierté rêvent le même idéal ; il y en a bien peu, s'il y en a, qui aient le courage de l'avouer.
    Les maximes et pensées (1788-1824)
  • Il faut avoir l'esprit bien étroit, le cœur bien froid pour se contenter du présent : il n'y a pas jusqu'aux personnes livrées sans relâche aux plaisirs du monde, qui n'aient encore besoin d'avoir à désirer, à espérer quelque chose pour le lendemain de leur vie, tant l'aujourd'hui du présent est insuffisant pour nous remplir l'âme !
    Les maximes et pensées (1788-1824)
  • La différence qu'il y a entre un homme pieux et un impie, c'est que l'un sacrifie le présent à l'avenir, et l'autre l'avenir au présent.
    Les maximes et pensées (1788-1824)
  • Les gens les plus heureux semblent être ceux qui réfléchissent le moins.
    Les maximes et pensées (1788-1824)
  • On commence la vie avec des sentiments chaleureux, des espérances magnifiques ; mais le temps décolore peu à peu nos illusions, et, comme le serpent, tous les ans quelque insigne méprise dépouille sa peau brillante.
    Don Juan (1819-1824)
  • Le cœur d'une femme est une partie des cieux, comme le firmament, il change nuit et jour.
    Don Juan (1819-1824)
  • La beauté gagne quelquefois à être regardée de loin.
    Beppo (1818)
  • Quand le sang parle, les parents devraient être amis.
    Werner (1823)
  • Emplissons jusqu'au bord la coupe des plaisirs ; enivrons-nous de sa liqueur, notre nectar.
    Heures de loisirs, À Caroline (1805)
  • Si tu le peux, étouffe tes regrets ; que ta pensée ne se reporte pas vers les joies du passé.
    Heures de loisirs, À Caroline (1805)
  • S'il est vrai que nous ne puissions retenir un soupir en quittant ceux avec qui nous sommes brouillés, il est naturel que nous pleurions ceux qui nous sont chers ; c'est-à-dire jusqu'à ce que des douleurs plus grandes viennent glacer les larmes dans nos yeux.
    Don Juan (1819-1824)
  • L'univers est une espèce de livre dont on n'a lu que la première page quand on n'a vu que son pays.
    Le Pèlerinage de Childe-Harold
  • Il y a tant de charme dans la rougeur de la modestie, que la pitié elle-même n'en voudrait rien retrancher !
    La Fiancées d'Abydos
  • Je ne vis pas seulement en moi-même, mais je deviens une partie de ce qui m'entoure.