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[…] la culture est indispensable pour produire de l'homme, c'est-à-dire un individu hautement complexe dans une société hautement complexe, à partir d'un bipède nu dont la tête va s'enfler de plus en plus.
[…] la culture est indispensable pour produire de l'homme, c'est-à-dire un individu hautement complexe dans une société hautement complexe, à partir d'un bipède nu dont la tête va s'enfler de plus en plus.Le paradigme perdu, éd. Seuil
On ne regarde pas le monument, on le photographie. On se photographie soi-même aux pieds des géants de pierre. La photographie devient l'acte touristique lui-même, comme si l'émotion cherchée n'avait de prix que pour le souvenir futur : l'image sur pellicule, riche d'une puissance de souvenir au carré.Le Cinéma ou L'Homme imaginaire
Comme on le sait, le dernier continent inconnu à l'homme est l'homme, et le centre de ce continent, le cerveau, nous est non seulement inconnu, mais encore incompréhensible.Le paradigme perdu, éd. Seuil
Les besoins du culte familial n'ont-ils pas trouvé, dans la photographie, la représentation exacte de ce qu'amulettes et objets réalisaient d'une façon imparfaitement symbolique : la présence de l'absence ?Le Cinéma ou L'Homme imaginaire
La pensée, on l'oublie trop souvent, est un art, c'est-à-dire un jeu de précision et d'imprécision, de flou et de rigueur.Le paradigme perdu, éd. Seuil
Dans la photographie, c'est évidemment la présence qui donne vie. La première et étrange qualité de la photographie est la présence de la personne ou de la chose pourtant absente.Le Cinéma ou L'Homme imaginaire
Les enfants se posent toutes les questions philosophiques qu'oublient les adultes et même les philosophes.
La démence est la rançon de la sapience.Le paradigme perdu, éd. Seuil
Les croyances et les idées ne sont pas seulement des produits de l'esprit, ce sont aussi des êtres d'esprit ayant vie et puissance. Par là elles peuvent nous posséder.
L'histoire n'est rien d'autre que le lien aléatoire, complémentaire, concurrent et antagoniste, entre désordre et procès de complexification.Le paradigme perdu, éd. Seuil
Une société ne peut progresser en complexité que si elle progresse en solidarité.
La conscience n'est jamais assurée de surmonter l'ambiguïté et l'incertitude.Le paradigme perdu, éd. Seuil
L'homme porte le mystère de la vie qui porte le mystère du monde.
[…] la culture, en tant que système génératif, constitue un quasi-code culturel, c'est-à-dire une sorte d'équivalent sociologique de ce qu'est le code génétique pour les êtres vivants.Le paradigme perdu, éd. Seuil
Le ressentiment est de la mémoire infectée.