• Au-dedans de toi est la source du bien, une source qui peut toujours jaillir, si tu creuses toujours.
  • On est souvent injuste en s'abstenant d'agir et non seulement en agissant.
    Pensées, IX, 5
  • Si un élément externe vous fait souffrir, votre douleur n'est pas causée par cet élément comme tel, mais par votre propre jugement de cet élément, et vous avez le pouvoir d'annuler celui-ci à tout moment.
  • La mort est, telle que la naissance, un mystère de la nature.
    Pensées, IV, 5
  • Le temps est un fleuve fait d'événements et un courant violent ; simultanément une chose apparaît et elle est emportée ; une autre est apportée, l'autre va être transportée.
    Pensées, IV, 43
  • Telles que sont le plus souvent tes pensées, telle sera ton intelligence, car l'âme se colore par l'effet des pensées.
  • Celui qui aime la gloire met son propre bonheur dans les émotions d'un autre. Celui qui aime le plaisir met son bonheur dans ses propres penchants. Mais l'homme intelligent le place dans sa propre conduite.
  • Développe en toi l'indépendance à tout moment, avec bienveillance, simplicité et modestie.
  • Personne ne se lasse d'être aidé. L'aide est un acte conforme à la nature. Ne te lasse jamais d'en recevoir ni d'en apporter.
  • Bien des fois je me suis étonné de ce que chaque homme, s'aimant de préférence à tous, se soucie pourtant moins de l'opinion qu'il a de lui-même que de celle que les autres ont de lui.
  • Considérez les occasions où votre chagrin et votre colère vous ont causé plus de souffrances que les faits eux-mêmes.
  • La mort n'est peut-être qu'un changement de place.
  • Ne te laisse pas distraire par les événements extérieurs ! Prend le temps d'apprendre quelque chose de bon et cesse de papillonner !
  • Dès le matin, dis-toi par avance : je rencontrerai un indiscret, un ingrat, un insolent, un fourbe, un envieux, un insociable. Tous ces défauts sont arrivés à ces hommes par leur ignorance des biens et des maux.
    Pensées pour moi-même
  • On se cherche des retraites à la campagne, sur les plages, dans les montagnes. Mais tout cela est de la plus vulgaire opinion, puisque tu peux, à l'heure que tu veux, te retirer en toi-même. Nulle part, en effet, l'homme ne trouve de plus tranquille et de plus calme retraite que dans son âme, surtout s'il possède en son for intérieur, ces notions sur lesquelles il suffit de se pencher pour acquérir aussitôt une quiétude absolue, et par quiétude, je n'entends rien d'autre qu'un ordre parfait.