Noam Chomsky (né le ) est un philosophe et linguiste américain. Professeur émérite de linguistique au MIT (Massachusetts Institute of Technology), il a fondé la linguistique générative. Il est connu du grand public par son engagement politique international nettement marqué à gauche. Photo de Duncan Rawlinson
  • La première tâche qui s'impose, pour retrouver une politique saine, c'est d'entreprendre un examen approfondi de ce que nous sommes, de dénoncer non seulement nos actes et ce que nous représentons dans le monde aujourd'hui, mais aussi l'état d'esprit qui teinte et déforme l'image que nous nous donnons de notre comportement international.
    L'Amérique et ses nouveaux mandarins
  • Le langage est une arme de politiciens, mais le langage est une arme dans la plupart des affaires humaines.
    Fil Twitter, 6 octobre 2012
  • Le pouvoir ne souhaite pas que les gens comprennent qu'ils peuvent provoquer des changements.
  • La véritable éducation consiste à pousser les gens à penser par eux-même.
  • Rappelez-vous, tout État, tout État a un ennemi principal : sa propre population. Si le climat politique commence à se détériorer dans votre propre pays et que la population commence à devenir active, toutes sortes de choses horribles peuvent arriver ; il faut donc que vous fassiez en sorte que la population reste calme, obéissante et passive. Et un conflit international est un des meilleurs moyens pour y arriver : s'il y a un dangereux ennemi dans les environs, les gens vont abandonner leurs droits, parce qu'ils doivent survivre.
    Comprendre le pouvoir, premier mouvement
  • Être un “intellectuel” n'a virtuellement rien à voir avec le fait de travailler avec son cerveau, ce sont des choses différentes. Je soupçonne que plein de gens chez les artisans, les mécaniciens automobiles et ainsi de suite, font probablement autant ou davantage de travail intellectuel que plein de gens dans les universités. […] Ces gens-là sont appelés “intellectuels”, mais il s'agit en réalité plutôt d'une sorte de prêtrise séculière, dont la tâche est de soutenir les vérités doctrinales de la société. Et sous cet angle-là, la population doit être contre les intellectuels, je pense que c'est une réaction saine.
    Comprendre le pouvoir, premier mouvement
  • Les élections n'offrent pas d'issue car les centres de décisions — la minorité des nantis — se rejoignent pour instituer une forme particulière d'ordre socio-économique. Ce qui empêche le problème de trouver son expression. Les choses dont on discute ne touchent les électeurs que de loin : questions de personnes ou de réformes dont ils savent qu'elles ne seront pas appliqués.
    Sur le contrôle de nos vies
  • Si “réformiste” signifie se soucier des conditions de vie des gens qui souffrent, et travailler pour les améliorer, alors toute personne avec qui il vaut la peine de parler est réformiste. […] La révolution est un moyen, pas un but. Si nous nous engageons en faveur d'objectifs donnés, quels qu'ils soient, nous chercherons à les réaliser pacifiquement, par la persuasion et le consensus si possible — du moins, si nous ne sommes pas fous et si nous avons un minimum de sens moral.
    Raison contre pouvoir, le pari de Pascal
  • Toute l'histoire du contrôle sur le peuple se résume à cela : isoler les gens les uns des autres, parce que si on peut les maintenir isolés assez longtemps, on peut leur faire croire n'importe quoi.
  • Il me semble que, au moins dans les sociétés occidentales riches, la démocratie et le marché libre déclinent à mesure que le pouvoir se concentre, chaque jour davantage, dans les mains d'une élite privilégiée.
  • Si on ne croit pas à la liberté d'expression pour les gens qu'on méprise, on n'y croit pas du tout.