• C'est que l'argent est un pouvoir (c'est un moyen présent d'obtenir un bien futur), et sans doute, dans nos sociétés, le plus grand de tous. Être riche, c'est jouir au présent de tout l'avenir disponible. Mais comme l'avenir est infini, du moins c'est ce qu'on fait mine de croire, la richesse, pour nous satisfaire, devrait l'être aussi... Comment serait-ce possible ? Seuls ont assez d'argent ceux qui se savent mortels, ou à qui le présent, et se sont souvent les mêmes, suffit. Pourquoi le sage voudrait-il amasser, puisqu'il va mourir ? Pourquoi voudrait-il avoir plus puisque rien ne lui manque ?
    Impromptus, éd. PUF
  • La publicité fait consommer, la cupidité fait travailler : la machine ne s'arrête jamais, et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes marchands possibles... Une société où personne n'aimerait l'argent serait une société pauvre, et sans doute une pauvre société.
    Impromptus, éd. PUF
  • Si la vie est éphémère, le fait d'avoir vécu une vie éphémère est un fait éternel.
    Athée, j'ai une métaphysique, Clés n° 86 décembre 2013-janvier 2014
  • Il y a ceux qui veulent la richesse pour la richesse, et qui sont prêts pour s'enrichir indéfiniment, à travailler toujours plus. Et puis il y a ceux qui ne voudraient s'enrichir quelque peu que pour travailler moins... Ce n'est pas encore la sagesse, mais c'est déjà moins de folie. Mieux vaut aimer l'argent pour le repos qu'il permet que pour celui qu'il fait perdre.
    Impromptus, éd. PUF
  • Être naturaliste, c'est penser que la nature n'a pas d'autre explication qu'elle même.
    Athée, j'ai une métaphysique, Clés n° 86 décembre 2013-janvier 2014
  • Philosopher, c'est penser plus loin qu'on ne sait, voire plus loin [...] qu'on ne peut savoir.
    Athée, j'ai une métaphysique, Clés n° 86 décembre 2013-janvier 2014
  • Le bonheur est le but de la philosophie mais il n'en est pas la norme : ce n'est pas parce qu'une idée me rend heureux que je dois la penser ; c'est parce qu'elle me paraît vraie. Mais une fois que je suis face à ce qui me paraît vraie, il s'agit d'en tirer le maximum de bonheur possible.
  • La vraie sagesse, c'est l'amour de la vie.
  • Accepter l'autre, c'est précisément l'accepter comme autre.
    L'amour, la solitude
  • Celui qui ne sait vivre avec soi, comment saurait-il vivre avec autrui ? Celui qui ne sait habiter sa propre solitude, comment saurait-il traverser celles des autres ?
    L'amour, la solitude
  • C'est l'amour qui fait vivre. Puisque c'est lui qui rend la vie aimable.
  • Si la philosophie ne nous aide pas à être heureux, ou à être moins malheureux, à quoi bon la philosophie ?
    Le bonheur désespérément, Ed. Pleins Feux
  • La philosophie est une pratique discursive, qui a la vie pour objet, la raison pour moyen, et le bonheur pour but. Il s'agit de penser mieux pour vivre mieux.
    Le bonheur désespérément, Ed. Pleins Feux
  • Qu'est-ce qui nous manque pour être heureux, quand on a tout pour l'être et qu'on ne l'est pas ? Il nous manque la sagesse.
    Le bonheur désespérément, Ed. Pleins Feux
  • Tantôt nous aimons celui ou celle que nous n'avons pas, et nous souffrons de ce manque : c'est ce qu'on appelle un chagrin d'amour. Tantôt nous avons celui ou celle qui ne nous manque plus, et nous nous ennuyons : c'est ce qu'on appelle un couple. Et il est rare que cela suffise au bonheur.
    Le bonheur désespérément, Ed. Pleins Feux