• J'entends passer le vent, et je trouve que rien que pour entendre passer le vent, il vaut la peine d'être né.
  • Je m'étais levé tôt, et je traînais pour me préparer à vivre.
  • Tout ce que est humain m'émeut. Tout m'émeut parce que j'ai la vaste fraternité avec l'humanité véritable. Et mon cœur est un peu plus grand que l'univers tout entier.
    Le livre de l'intranquillité
  • Faire ce que fait tout le monde, c'est manifester un égal souci des autres, un semblable recours à l'opinion des autres : caractéristique indubitable de l'infériorité absolue.
    Un singulier regard - écrits autobiographiques (posthume)
  • L'amour unifie, et rend chaque homme à lui-même ; l'homme n'est vraiment soi que lorsque, par la force de l'amour, il devient plus grand que lui-même, extérieur à lui-même.
    Un singulier regard - écrits autobiographiques (posthume)
  • Je pleure sur mes mauvais poèmes d'enfant comme sur un enfant mort, un fils mort, un dernier espoir qui se serait évanoui.
    Le livre de l'intranquillité
  • Ce qu'il faut, c'est qu'on soit naturel et calme dans le bonheur et comme dans le malheur.
  • Combien de masques portons-nous sur la figure de notre âme ?
  • Aimer, c'est l'innocence éternelle, et l'unique innocence est de ne pas penser.
    Le gardeur de troupeaux et autres poèmes
  • Je vous aime comme on aime le couchant ou le clair de lune, en souhaitant que dure ce moment, mais sans rien mettre de moi dans ce désir, à part la simple sensation de l'éprouver.
  • La vie est un mal digne d'être savouré.
  • Le bruit des vagues, la nuit, c'est celui de la nuit même, et combien l'ont entendu retentir au fond de leur âme.
    Le Livre de l’intranquillité
  • Quel autre serais-je aujourd'hui, si l'on m'avait donné cette tendresse qui monte jusqu'aux baisers posés sur un petit visage.
    Le livre de l'intranquillité
  • Faire de l'interruption, un nouveau chemin, faire de la chute, un pas de danse, faire de la peur, un escalier, du rêve, un pont, de la recherche… une rencontre.
  • Aimer, c'est l'éternelle innocence. Et la seule innocence, c'est de ne pas penser.
    Le Gardeur de troupeaux et les autres poèmes d'Alberto Caeiro avec Poésies d'Alvaro de Campos (1914)