• Les mots sont la menue monnaie de la pensée. Il y a des bavards qui nous payent en pièces de dix sous. D'autres, au contraire, ne donnent que des louis d'or.
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  • La gloire, c'est d'abord une belle plage. On se roule dans son sable fin, puis, bientôt, on sent une odeur mauvaise, celle des poissons que les femmes viennent vider sur le bord.
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  • Au travail, le plus difficile, c'est d'allumer la petite lampe du cerveau. Après, ça brûle tout seul.
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  • Ces heures où l'on a envie de lire quelque chose d'absolument beau. Le regard fait le tour de la bibliothèque, et il n'y a rien. Puis, on se décide à prendre n'importe quel livre, et c'est plein de belles choses.
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  • C'est en pleine ville qu'on écrit les plus belles pages sur la campagne.
  • Le paysan est peut-être la seule espèce d'homme qui n'aime pas la campagne et ne la regarde jamais.
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  • La joie d'avoir travaillé est mauvaise : elle empêche de continuer.
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  • Je connais bien ma paresse. Je pourrais écrire un traité sur elle, si ce n'était un si long travail.
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  • La religion ne devrait être, pour les pauvres, que de la gaieté.
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  • On ne comprend pas plus la vie à quarante ans qu'à vingt, mais on le sait, et on l'avoue. C'est ça la jeunesse.
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  • Quand on cause avec un paysan, on s'aperçoit qu'on ne sait rien, ou que c'est comme si on ne savait rien, car on ne peut rien lui apprendre.
    Journal (30 mai 1904)
  • Chaque matin, boire une tasse de soleil et manger un épi de blé.
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  • Quand la paresse rend malheureux, elle a la même valeur que le travail.
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  • Il y a deux ans que je n'ai pas parlé à ma femme, c'était pour ne pas l'interrompre.
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  • Dès qu'on dit à une femme qu'elle est jolie, elle se croit de l'esprit.
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