• Le langage est une peau : je frotte mon langage contre l'autre. C'est comme si j'avais des mots en guise de doigts, ou des doigts au bout de mes mots. Mon langage tremble de désir.
    Fragments d'un discours amoureux, éd. Le Seuil
  • La météo est une activité fortement socialisante.
  • « Je t'aime » est sans nuances. Il supprime les explications, les aménagements, les degrés, les scrupules.
    Fragments d'un discours amoureux, éd. du Seuil
  • Le fascisme, ce n'est pas d'empêcher de dire, c'est d'obliger à dire.
  • Suis-je amoureux ? - Oui, puisque j'attends. L'autre, lui, n'attend jamais. Parfois, je veux jouer à celui qui n'attend pas ; j'essaye de m'occuper ailleurs, d'arriver en retard ; mais, à ce jeu, je perds toujours : quoi que je fasse, je me retrouve désœuvré, exact, voire en avance. L'identité fatale de l'amoureux n'est rien d'autre que : je suis celui qui attend.
    Fragments d'un discours amoureux, éd. du Seuil
  • Le haïku a cette propriété quelque peu fantasmagorique, que l'on s'imagine toujours pouvoir en faire facilement.
    L'Empire des signes, éd. Skira
  • L'acte d'écrire est en soi une fictionnalisation même si on écrit sur des faits réels.
  • Pour l'écrivain, la littérature est cette parole qui dit jusqu'à la mort : je ne commencerai pas à vivre avant de savoir quel est le sens de la vie.
  • Le livre fait le sens, le sens fait la vie.
    Le Plaisir du texte
  • Ce que la photographie reproduit à l'infini n'a lieu qu'une fois.
    La chambre claire
  • Ce que cache mon langage, mon corps le dit. Mon corps est un enfant entêté, mon langage est un adulte très civilisé…
    Fragments d'un discours amoureux
  • L'autre est impénétrable, introuvable, intraitable ; je ne puis l'ouvrir, remonter à son origine, défaire l'énigme.
    Fragments d'un discours amoureux, éd. Le Seuil
  • Le souvenir est le début de l'écriture et l'écriture est à son tour le commencement de la mort.
    Le Degré zéro de l'écriture, éd. du Seuil
  • «
  • 1
  • 2
  • 3