Hubert Reeves, (13 juillet 1932 - 13 octobre 2023) est un astrophysicien et écologiste franco-québécois. Après des études à l'Université de Montréal et à l'Université McGill, il poursuit sa formation à l'Université Cornell aux États-Unis. Sa carrière scientifique est marquée par des travaux sur l'origine de l'univers et la nucléosynthèse. Il devient directeur de recherche au CNRS en France et conseiller scientifique à la NASA. Hubert Reeves se fait connaître du grand public grâce à ses talents de vulgarisateur. Il publie de nombreux ouvrages à succès, dont "Patience dans l'azur" (1981) et "Poussières d'étoiles" (1984).
Fervent défenseur de l'environnement, il préside l'association Humanité et Biodiversité de 2001 à 2017. Son engagement écologique se reflète dans ses écrits et conférences, où il alerte sur les dangers du changement climatique et la perte de biodiversité. Voir le site d'Hubert Reeves. Crédit photo : Fredamas
  • Les mots « espèces nuisibles » et « mauvaises herbes » ne sont que le reflet d'un préjugé séculairement ancré, selon lequel les plantes et les animaux sont là pour nous servir ou nous réjouir, et que nous avons sur eux un droit discrétionnaire. Ces mots sont la traduction directe de notre égocentrisme (ou anthropocentrisme), de notre ignorance et de notre étroitesse d'esprit. Les animaux considérés comme nuisibles ne le sont que par nous, et il en est de même des herbes prétendues mauvaises. En réalité, nous ne sommes qu’une espèce parmi tant d'autres. Ajoutons, en passant, que, face aux extinctions multipliées d'espèces dont nous sommes aujourd'hui responsables, nous mériterions, seuls, le qualificatif d'espèce hautement nuisible à l'harmonie et à la préservation de la biodiversité.
  • En science comme ailleurs, l'inertie intellectuelle, la mode, le poids des institutions et l'autoritarisme sont toujours à craindre.
  • Il ne s'agit pas de fuir la réalité, mais de la vivre avec passion. L'éveil de la jubilation est, je crois, l'antidote le plus efficace contre l'absurde à tous les degrés.
  • La nature n'a pas à s'adapter à notre façon de penser. C'est à nous de changer notre façon de penser pour qu'elle s'adapte à la nature.
  • L'homme est la seule créature qui refuse d'être ce qu'elle est. Il vénère un Dieu invisible et massacre une nature visible, sans savoir que cette nature qu'il massacre est ce Dieu invisible qu'il vénère.
  • Nous avons une bataille énorme devant nous : garder la planète habitable et préserver la vie. La nature nous a dotés d’une intelligence extraordinaire et nous dit maintenant dans son langage : « Débrouillez-vous avec pour ne pas vous exterminer. »
  • La question n'est pas de savoir si Dieu existe ou non. Mais plutôt : qui est-Il, et à quoi joue-t-Il ?
    L'espace prend la forme de mon regard, éd. l'Essentiel
  • La beauté naît du regard de l'homme. Mais le regard de l'homme naît de la nature.
    L'espace prend la forme de mon regard, éd. l'Essentiel
  • Pour tirer le meilleur parti des connaissances acquises, pour en extraire toute la richesse, il importe de ne pas s'y habituer trop vite, de se laisser le temps de la surprise et de l'étonnement.
    L'espace prend la forme de mon regard, éd. l'Essentiel
  • Toute philosophie est indissociable du monde émotif duquel elle émerge. Son intérêt vient du fait qu'elle témoigne d'une expérience humaine, d'une rencontre d'un monde intérieur avec le monde extérieur.
    L'espace prend la forme de mon regard, éd. l'Essentiel
  • La musique nous donne accès au cœur du monde. Quand j'écoute Mozart, Schubert ou Wagner, je sens monter en moi un irrésistible sentiment d'exaltation et de reconnaissance pour l'univers qui a engendré la vie et la musique.
    L'espace prend la forme de mon regard, éd. l'Essentiel
  • La science moderne est un admirable monument qui fait honneur à l'espèce humaine et qui compense (un peu) l'immensité de sa bêtise guerrière.
    Intimes convictions, éd. Stanké
  • Devenir adulte, c'est apprendre à vivre dans le doute et à développer, au travers des expériences, sa propre philosophie, sa propre morale. Éviter le « prêt-à-penser ».
    Intimes convictions, éd. Stanké
  • Faire de la musique, c'est recréer le lien avec un homme disparu depuis longtemps, marcher dans ses pas, le retrouver à sa table de travail. Entendre la musique qui se construit et se fixe dans sa forme finale.
    Intimes convictions, éd. Stanké
  • Le drame de l'existence humaine [...] est de devoir renoncer un jour à être dans la lumière [...]
    Intimes convictions, éd. Stanké
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