Miguel de Unamuno ( - ) est un poète, romancier, dramaturge, critique littéraire et philosophe espagnol. Écrivain prolifique, il s'illustra dans divers genres littéraires. Ses romans, dont "Brouillard", paru en 1914, et "Abel Sánchez" (1917), exploraient des thèmes existentiels. Sa poésie reflétait ses préoccupations philosophiques, tandis que ses essais, notamment "Du sentiment tragique de la vie", abordaient la condition humaine.
  • Le suprême triomphe de la raison est de jeter le doute sur sa propre validité.
  • Que les hommes s'occupent peu d'eux-mêmes ! Et comme ils sont inventifs pour perdre le temps si bref qui leur est accordé !
    Journal intime
  • Exister c'est agir.
  • Ce n'est pas nos idées qui nous font optimistes ou pessimistes, c'est notre optimisme ou notre pessimisme d'origine physiologique ou au besoin pathologique, l'un autant que l'autre, qui fait nos idées.
    Le sentiment tragique de la vie, éd. Gallimard
  • On vit dans le souvenir et par le souvenir, et notre vie spirituelle n'est, au fond, que l'effort de notre souvenir pour persévérer, pour se faire espérance, l'effort de notre passé pour se faire avenir.
    Le sentiment tragique de la vie, éd. Gallimard
  • [...] en parcourant le monde, on rencontre des hommes qui semblent ne pas se sentir eux-mêmes.
    Le sentiment tragique de la vie, éd. Gallimard
  • La suprême paresse consiste à ne pas désirer follement l'immortalité.
    Le sentiment tragique de la vie, éd. Gallimard
  • Si la conscience n'est, comme l'a dit un penseur inhumain, qu'un éclair entre deux éternités de ténèbres, alors il n'y a rien de plus exécrable que la conscience.
    Le sentiment tragique de la vie, éd. Gallimard
  • La paresse [...] engendre les deux vices , l'avarice et l'envie, qui sont à leur tour la source de tous les autres. La paresse est le poids en nous de la matière, inerte en soi, et cette paresse, tandis qu'elle nous dit qu'elle tâche de nous conserver par l'économie, tend en réalité à nous diminuer, à nous réduire à rien.
    Le sentiment tragique de la vie, éd. Gallimard
  • [...] la vie est une tragédie, et la tragédie une lutte perpétuelle sans victoire ni espoir de victoire ; c'est une contradiction.
    Le sentiment tragique de la vie, éd. Gallimard
  • Les gens affairés sont ceux qui disent qu'ils travaillent, et qui ne font que s'étourdir et étouffer la pensée.
    Brouillard, éd. Éditions du Sagittaire
  • [...] les raisons ne sont que des raisons, c'est-à-dire que ce ne sont peut-être pas des vérités.
    Le sentiment tragique de la vie, éd. Gallimard
  • Il y a des personnes, en effet, qui ne semblent penser qu'avec le cerveau, ou avec n'importe quel organe qui serait l'organe spécifique de la pensée ; tandis que d'autres pensent avec tout le corps et toute l'âme, avec la moelle des os, avec le cœur, avec les poumons, avec le ventre, avec la vie. Et le gens qui ne pensent qu'avec le cerveau donne des définitions, ils se font professionnel de la pensée.
    Le sentiment tragique de la vie, éd. Gallimard
  • Il ne suffit pas de penser notre destinée, il faut la sentir.
    Le sentiment tragique de la vie, éd. Gallimard
  • La conscience est une maladie.
    Le sentiment tragique de la vie, éd. Gallimard
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