Rainer Maria Rilke ( - ) est un écrivain, poète et dramaturge de langue allemande.
  • Car celui qui crée doit être pour lui-même un univers.
  • Celui qui s'efforce de vous réconforter, ne croyez pas, sous ses mots simples et calmes qui parfois vous apaisent, qu'il vit lui-même sans difficulté. Sa vie n'est pas exempte de tristesses. S'il en eût été autrement, il n'aurait pas pu trouver ces mots-là.
    Lettres à un jeune poète (1929)
  • Tu es mon jour de fête. Et quand je te visite en rêve, j'ai toujours des fleurs dans mes cheveux.
    Lettres à Lou Andreas-Salomé, 8 juin 1897 - Ed. Mille et une nuits
  • Je veux voir le monde à travers toi ; car ainsi je ne verrai pas le monde mais rien que toi, toi, toi !
    Lettres à Lou Andreas-Salomé, 8 juin 1897 - Ed. Mille et une nuits
  • Je suis à toi comme le bâton est au randonneur, mais je ne te soutiens pas. Je suis à toi comme le sceptre est à la reine - mais je ne t'enrichis pas. - Je suis à toi comme la dernière petite étoile est à la nuit, même si celle-ci ignore presque tout de son existence et de son scintillement.
    Lettres à Lou Andreas-Salomé, 8 juin 1897 - Ed. Mille et une nuits
  • Je pense à toi à chaque moment de la journée, et mes pensées inquiètes accompagnent tous tes pas. Le moindre souffle sur ton front est un baiser de mes lèvres, et chaque rêve te parle avec ma voix. Mon amour est comme un manteau qui t'enveloppe pour te protéger et te réchauffer ?
    Lettres à Lou Andreas-Salomé, 5 septembre 1897 - Ed. Mille et une nuits
  • Il n'est pas seulement précieux que deux êtres se reconnaissent, il est essentiel qu'ils se rencontrent au bon moment et célèbrent ensemble de profondes et silencieuses fêtes qui les soudent dans leurs désirs pour qu'ils soient unis face aux orages. Combien de gens se seront-ils manqués pour n'avoir pas eu le temps de s'habituer l'un à l'autre ? Avant que deux êtres aient le droit d'être malheureux ensemble, il leur faut avoir connu la félicité ensemble et avoir en commun un souvenir sacré qui maintienne un même sourire sur leurs lèvres et une même nostalgie dans leurs âmes. Ils ressemblent alors à des enfants unis dans la joie d'une fête de Noël ; quand ils trouvent quelques minutes de répit au cours des longues journées pâles, ils s'assoient l'un à côté de l'autre et, les joues en feu, se racontent la nuit baignée de lumières et d'une odeur de sapin... Ces êtres-là traversent tout les orages ensemble.
    Lettres à Lou Andreas-Salomé, 5 septembre 1897 - Ed. Mille et une nuits
  • [...] je souffre souvent de savoir si peu de choses ; ou seulement, peut-être, d'en savoir si peu sur les fleurs, sur les bêtes et sur les phénomènes simples d'où la vie s'élève comme une chanson populaire. C'est pourquoi je me promets toujours de mieux regarder, de mieux observer, d'aborder les petites choses que j'ai souvent négligées avec plus de patience, plus de concentration, comme autant de spectacles.
    Lettres à Lou Andreas-Salomé, 10 août 1903 - Ed. Mille et une nuits
  • La destinée ne vient pas du dehors de l'homme, elle sort de l'homme même.
  • L'amour, c'est l'occasion unique de mûrir, de prendre forme, de devenir soi-même un monde pour l'amour de l'être aimé. C'est une haute exigence, une ambition sans limite, qui fait de celui qui aime un élu qu'appelle le large.
    Lettres à un jeune poète - Ed. Grasset
  • Une oeuvre d'art est bonne quand elle est née d'une nécessité. C'est la nature de son origine qui la juge.
    Lettres à un jeune poète - Ed. Grasset
  • Nous devons assumer notre existence aussi loin qu'il est possible : il faut que tout y soit possible, même ce qui paraît inouï.
    Lettres à un jeune poète - Ed. Grasset
  • Une seule chose est nécessaire : la solitude. La grande solitude intérieure. Aller en soi-même et ne rencontrer pendant des heures personne, c'est à cela qu'il faut parvenir. Être seul, comme l'enfant est seul...
    Lettres à un jeune poète - Ed. Grasset
  • Efforcez-vous d'aimer vos questions pour elles-mêmes. Peut-être finirez-vous, insensiblement, par entrer un jour dans les réponses.
  • Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l'accusez pas. Accusez-vous vous-même de ne pas être assez poète pour appeler à vous ces richesses.
    Lettre à Franz Xaver Kappus, 17/02/1903
  • 1
  • 2
  • 3
  • »