• La vie n'est pas belle en soi, pas plus qu'elle n'est aimable en soi. Elle est belle parce que nous savons voir sa beauté. Elle est aimable parce que nous voulons l'aimer. Deux personnes peuvent avoir exactement la même existence, faire les mêmes rencontres, vivre les mêmes événements. L'une donnera du sens à ce qui lui arrive, aimera la vie et en verra toute la beauté, malgré la douleur et les obstacles. L'autre peut n'y voir que les difficultés, être écrasé par elles, trouver la vie absurde et détestable. Tout réside dans notre regard. Tout réside dans la représentation que nous nous faisons du monde. Tout réside dans notre liberté à consentir à ce qui est ou à refuser ce qui est. Tout réside dans notre désir, ou non, de grandir en humanité, en connaissance et en amour.
    La consolation de l'ange, éd Albin Michel
  • Si tu comprends que toute expérience peut te faire grandir, alors tu sauras donner du sens à tout ce qui t'arrive et tu progresseras de plus en plus en joie, en sérénité, en connaissance de toi-même et du monde, et surtout en amour, qui est l'énergie la plus forte et la plus élevée de tout ce qui est.
    Rencontres Perspectives
  • Si tu arrives à dominer ta peur, plus rien ne t'atteindra, plus aucune force mauvaise n'aura d'emprise sur ton cœur. Et pour vaincre la peur il n'y a qu'un remède : l'amour. Tout le chemin de la vie c'est de passer de la peur à l'amour.
    Rencontres Perspectives
  • Si le désir en soi n'est ni bon ni mauvais, s'il est une force essentielle à notre croissance, il peut nous conduire à la tristesse ou à la joie, au bonheur ou au malheur, selon les personnes ou les objets vers lesquels nous l'orientons. Si nous orientons nos désirs vers des idées, des choses, des personnes, des aliments qui sont bons pour nous, qui s'accordent bien avec notre nature singulière, alors la jouissance de ces choses et de ces êtres fera croître notre puissance vitale et nous mettra dans la joie. À l'inverse, si nous orientons nos désirs vers des choses ou des êtres qui s'accordent mal avec ce que nous sommes, leur possession ou leur fréquentation entraîneront tôt ou tard de la tristesse, car elles diminueront notre capacité d'action et notre puissance vitale. Je dis bien "tôt ou tard", car l'effet d'un mauvais accord n'est pas toujours immédiatement perceptible. Nous pouvons même ressentir au début de la joie, mais avec le temps, cette joie se transformera en tristesse.
    Le Désir, une philosophie, éd. Flammarion
  • La sagesse nous apprend à désirer et à aimer ce qui est. Elle nous apprend à dire "oui" à la vie. Un bonheur profond et durable devient possible dès lors que nous transformons notre propre regard sur le monde. Nous découvrons alors que bonheur et malheur ne dépendent plus tant des causes extérieures que de notre "état d'être".
    Rencontres Perspectives
  • La joie est plus profonde que le plaisir ou le bonheur. Elle surgit quand notre être tout entier est en harmonie avec ce que nous vivons, quand nous sommes pleinement présents à l'instant, en accord avec la vie telle qu'elle est. La joie ne se cherche pas, elle s'accueille.
  • Le seul mal qu'il faut vaincre dans ton cœur, mon enfant, c'est la peur... Tous les autres maux : la colère, la jalousie, la tristesse, la culpabilité morbide, proviennent de cet ennemi intérieur. Si tu arrives à dominer ta peur, plus rien ne t'atteindra, plus aucune force mauvaise n'aura d'emprise sur ton cœur. Et pour vaincre la peur, il n'y a qu'un remède : l'Amour. Tout le chemin de la vie, c'est de passer de la peur à l'Amour.
  • On est terrorisé par les débordements de la nature, les cyclones, les tremblements de terre, les tsunamis, mais on est bouleversé face à l'océan, dans le désert, devant de beaux paysages… Éprouver l'immensité du cosmos et en être ému est une expérience du sacré.
    Dieu, entretiens avec Marie Drucker, éd. Robert Laffont
  • Les religions sont là pour domestiquer le sacré, le rendre intelligible, l'organiser. De la sorte, elles créent du lien social, elles relient les hommes entre eux.
    Dieu, entretiens avec Marie Drucker, éd. Robert Laffont
  • Une spiritualité qui débouche sur l'indifférence ou sur le mépris des autres n'a rien d'authentique, c'est une névrose qui a le spirituel pour alibi.
    Dieu, entretiens avec Marie Drucker, éd. Robert Laffont
  • Au fond, toutes les religions se ressemblent parce qu'elles répondent au besoin d'apaiser l'être humain dans ses souffrances et ses angoisses.
    Dieu, entretiens avec Marie Drucker, éd. Robert Laffont
  • […] la question de Dieu relève toujours soit de l'opinion (si elle est faiblement soutenue), soit de la foi/conviction (si elle est fortement soutenue). La religion comme l'athéisme relèvent donc de l'opinion, de la foi ou de l'intime conviction, c'est-à-dire de la croyance, mais jamais du savoir, qui ne peut offrir que des propositions universellement vraies et démontrables à tous.
    Dieu, entretiens avec Marie Drucker, éd. Robert Laffont
  • Il est bien évident que les progrès de la connaissance rationnelle font progresser l'humanité, mais l'éthique, le respect de l'autre, l'amour lui sont tout aussi nécessaires pour ne pas sombrer dans la barbarie.
    Dieu, entretiens avec Marie Drucker, éd. Robert Laffont
  • Avant l'essor prodigieux de la science moderne, à partir du XVIIe siècle, la religion avait réponse à tout. Elle entendait fournir une réponse aux questions concernant l'origine du monde et de la vie. Or la science a rendu caduque cette présentation et a démontré que la religion disait souvent sur ces questions des choses totalement erronées (on en revient au procès de Galilée). La religion s'est donc repliée sur les domaines où la science n'a pas autorité : les questions du sens et de la morale. Et même si dans ces domaines elle est sérieusement concurrencée par la philosophie et des spiritualités orientales non théistes, elle continue d'avoir une certaine audience, car l'être humain restera toujours confronté aux questions de l'énigme de son existence et du vivre ensemble.
    Dieu, entretiens avec Marie Drucker, éd. Robert Laffont
  • Le sentiment religieux identitaire influence considérablement les hommes, au point de leur faire parfois oublier leur appartenance à une humanité commune et la morale humaniste qui en découle.
    Dieu, entretiens avec Marie Drucker, éd. Robert Laffont