• La foi permet le doute et le doute ne supprime pas la foi. Lorsque cela arrive, on n'est plus dans la foi mais dans l'athéisme…
    Dieu, entretiens avec Marie Drucker, éd. Robert Laffont
  • Beaucoup de jeunes, qui n'ont pas reçu d'éducation religieuse, ne se posent même pas la question de l'existence de Dieu. Non seulement ils ne le voient pas, mais ils constatent que les croyants ne sont pas nécessairement plus heureux ou meilleurs que les autres, donc Dieu devient une hypothèse inutile.
    Dieu, entretiens avec Marie Drucker, éd. Robert Laffont
  • La foi en Dieu vient d'une tradition ancienne, d'un héritage familial, d'une expérience intérieure subjective, éventuellement d'une argumentation, mais elle ne tombe pas sous le sens. Sinon nous serions tous "connaissants" (et non pas croyants) et la foi n'existerait pas.
    Dieu, entretiens avec Marie Drucker, éd. Robert Laffont
  • Dans la plupart des religions, la femme a, de facto, un statut inférieur : elle n'a pas les mêmes droits que les hommes. Evidemment, plutôt que le mot "inférieur", qui est stigmatisant, on utilise celui de "différent". Mais cela […] n'est pas toujours imputable aux textes eux-mêmes. L'exemple le plus frappant me paraît être celui des Évangiles : Jésus était entouré de femmes, certaine étaient des prostituées, elles étaient pourtant les plus proches de lui et elles lui sont restées fidèles jusqu'à sa mort, à l'inverse de ses disciples hommes.
    Dieu, entretiens avec Marie Drucker, éd. Robert Laffont
  • Il y a une source divine à laquelle s'abreuvent les mystiques de toutes les religions et où ils communient dans le silence et la joie de la contemplation, et puis loin derrière, à une distance suffisante pour être sûrs de ne pas être aspergés par l'eau, il y a des théologiens, des gardiens du temple et des docteurs de ces mêmes religions qui se disputent indéfiniment pour savoir si l'eau de cette source est gazeuse ou plate, calcaire ou pas, minérale ou non...
    Dieu, entretiens avec Marie Drucker, éd. Robert Laffont
  • Tant que l'existence humaine restera une énigme, tant que l'expérience de l'amour et de la beauté nous fera toucher au sacré, tant que la mort nous interpellera, il y a de fortes chances que Dieu, quel que soit le nom qu'on lui donne, reste pour beaucoup une réponse crédible, un absolu désirable ou une force transformante.
    Dieu, entretiens avec Marie Drucker, éd. Robert Laffont
  • Dans un monde interconnecté et soumis à tant de défis décisifs, il m'apparaît dangereux et dérisoire de se quereller avec véhémence sur la religion, et la question - à jamais ouverte - de Dieu. Quelles que soient nos croyances, l'important n'est-il pas de cultiver et de promouvoir ces valeurs universelles qui nous unissent et dont dépend l'avenir de toute l'humanité : la justice, la liberté, l'amour ?
    Dieu, entretiens avec Marie Drucker, éd. Robert Laffont
  • Parfois nous sommes impuissants, car certaines choses ne dépendent pas de nous. Cela nous pousse à apprendre le « lâcher-prise », à ne pas vouloir tout contrôler, à grandir dans la confiance, dans le détachement, dans l'humilité, dans la sérénité, dans l'amour.
    L'Âme du monde, Nil Éditions
  • Tout passe, tout est éphémère, les sublimes bonheurs comme les grands malheurs.
    Nina, éd. Stock
  • Les vertus permettent à l'être humain de déployer toutes les potentialités morales de sa nature. […] Si elle se transmet par l'éducation, la vertu se fortifie et prend racine en nous par l'exercice. C'est en forgeant qu'on devient forgeron, c'est en jouant du piano qu'on devient pianiste et c'est en posant régulièrement des actes de courage ou de tempérance qu'on devient courageux ou tempérant. […] Finalement, tout se joue chaque jour dans de petites décisions qui finissent par devenir des habitudes, bonnes ou mauvaises, vertueuses (qui m'élèvent en humanité) ou vicieuses (qui me diminuent en humanité).
    La sagesse expliquée à ceux qui la cherchent, éd Seuil
  • L'âme humaine est imprévisible. Elle se braque devant de menues contrariétés, demeure égale face aux grands gestes.
    Nina, éd. Stock
  • Les douleurs, les joies, s'inscrivent d'une étrange manière dans notre mémoire. On pense les avoir dépassées, on s'imagine qu'elles ne nous déchirent plus comme au début, mais il suffit d'une odeur, d'une chanson, pour y replonger.
    Nina, éd. Stock
  • Dire oui à la vie, ce n’est pas simplement l'aimer quand tout va bien. Ce n'est pas une adhésion inconditionnelle, dépendante des bonheurs passagers, des réussites, des élans faciles. C'est accueillir la vie dans son entier, avec ses douceurs et ses orages, avec ses moments de joie comme ses passages douloureux. Car aimer la vie uniquement dans ses jours heureux, c'est en vérité ne pas l'aimer vraiment. L'épreuve du consentement véritable, c'est la capacité à rester en amitié avec l'existence même lorsque le vent tourne, même lorsque surgit l'épreuve. Cela semble contre-nature. Et pourtant, c'est là ce que visent toutes les grandes sagesses du monde : trouver une paix, une satisfaction, un contentement profond à la vie qui ne dépendent plus des aléas extérieurs. La sagesse propose ainsi un retournement radical : ne plus dépendre des causes extérieures pour notre bonheur, mais puiser en nous une assise plus stable, plus profonde, plus libre. Non pas parce que le monde serait toujours doux, mais parce que nous aurions appris à habiter ce monde avec une conscience élargie, capable de traverser la lumière comme l'ombre.
    Les 5 piliers de la sagesse, éd. Albin Michel
  • Ne pas voir que le malheur, ne pas concentrer toute notre attention sur la douleur présente, orienter notre esprit sur ce qui nous réconforte et considérer la vie comme un tout indivisible - avec ses peines et ses joies - tout cela peut nous permettre de continuer à l'aimer, même dans l'épreuve.
    Juste après la fin du monde, Nil éditions
  • Le chemin vers la sagesse commence par un regard. Non pas un regard posé sur le monde pour le juger ou le dominer, mais un regard qui cherche à comprendre, à percer le mystère du réel. Ainsi, le premier fondement de la sagesse, pour les philosophes de toutes traditions, est la connaissance. Connaissance du monde, connaissance de soi, connaissance des lois profondes qui régissent l'univers et la nature humaine [...]. Ce qui rend possible la sagesse, c'est aussi l'idée que la raison humaine est universelle. C'est-à-dire que chaque être, quels que soient son âge, sa culture ou son époque, porte en lui une capacité de discernement, de réflexion, d'interrogation.
    Les 5 piliers de la sagesse, éd. Albin Michel