• Nous sommes tous des ratés, puisque ça finit par la mort.
  • Moins on est intelligent, plus on a de chance d'être romancier. Sinon, on écrit des thèses.
  • Je préfère être détesté pour ce que je suis plutôt que d'être aimé pour ce que je ne suis pas.
  • Notre enfance nous poursuit toute notre vie, mais je crois que le rôle du romancier est de passer insensiblement du pittoresque local au général.
    Lettre à Pierre Caron
  • C'est une sensation rare et délicieuse, pour le voyageur, en pénétrant dans un pays, de le découvrir exactement tel qu'il l'avait rêvé.
    L'Amérique en auto
  • Toute révélation d'un secret est la faute de celui qui l'a confié.
  • La radio est un médium extraordinaire, à la télévision on voit tout mais à la radio on imagine tout.
  • Les hommes se doutent-ils que le commencement du jour est aussi mystérieux que le crépuscule, qu'il contient en suspens la même part d'éternité ?
    La Fenêtre des Rouet (1945)
  • L'homme est un tout, avec un corps, au milieu d'un univers dont la couleur change, dont le poids, les odeurs changent. Selon l'état de cet univers, l'homme évolue, ses réactions diffèrent, et c'est cela que j'essaie de rendre.
    Entretien avec A. Parinaud (1955)
  • Il faut croire que l'homme a voulu vivre en société, puisque la société existe, mais aussi, depuis qu'elle existe, l'homme emploie une bonne part de son énergie et de son astuce à lutter contre elle.
    Le Grand Bob, éd. Presses de la Cité
  • J'ai toujours été impressionnée, dans la rue, en croisant des passants, de penser que chacun est le centre d'un univers et que ses préoccupations l'emportent sur tout ce qui se passe dans le monde.
  • Si je connaissais la fin du roman, je ne l'écrirais pas.
    Entretien (1955)