• Toute évolution technique n'est pas forcément un progrès humain et le nouveau n'est pas une valeur en soi.
    Éloge du génie créateur de la société civile, éd. Babel
  • Produire et consommer localement devrait être le grand mot d'ordre planétaire.
    Éloge du génie créateur de la société civile, éd. Babel
  • Santé de la terre, qualité de l'alimentation et santé humaine sont indissociables.
    Éloge du génie créateur de la société civile, éd. Babel
  • L'argent produisant de l'argent, la spéculation monétaire est une illusion aussi dangereuse qu'une bombe à retardement. Les vraies richesses ne sont pas virtuelles. Elles sont tangibles et résultent également de la créativité humaine.
    Éloge du génie créateur de la société civile, éd. Babel
  • Certaines dictatures parmi les plus féroces ont pris prétexte, pour s'installer, d'une révolte tout à fait légitime contre l'oppression. Malheureusement, les opprimés sont des oppresseurs en devenir, et il en sera toujours ainsi tant que chaque individu n'aura pas éradiqué en lui-même les germes de l'oppression.
    Éloge du génie créateur de la société civile, éd. Babel
  • Comment s'accomplir comme êtres humains quand nos vies sont réduites à une acquisition effrénée d'objets et de services ? Rompre avec cette idéologie est une étape indispensable pour que nous nous dirigions vers une société plus humaine. Privilégier un esprit critique et constructif, vivre sobrement, en favorisant une vraie convivialité dégagée de l'accumulation des marchandises, conditionnent notre capacité à vivre de façon véritablement désirable et responsable sur notre planète.
    Éloge du génie créateur de la société civile, éd. Babel
  • La venue d'une élégante civilisation de la modération, de la sobriété, du partage et du respect de la vie, ne peut être sans cesse ajournée sans risque de déflagrations universelles.
    Éloge du génie créateur de la société civile, éd. Babel
  • Renoncer à l'insatiabilité comme principe de vie, c'est reconnaître positivement et avec intelligence le caractère limité de la biosphère, comme demeure de l'humanité et de toutes les créatures qu'elle héberge.
    Éloge du génie créateur de la société civile, éd. Babel
  • Le futur doit être impérativement pensé et construit sur les critères et les solutions inspirés par un diagnostic très objectif de la réalité universelle. L'humanité doit pour cela se libérer d'un modèle dominant fondé sur l'asservissement, l'épuisement accéléré des ressources vitales et la détérioration biologique de la biosphère. Ce nouveau paradigme n'adviendra durablement qu'en mettant fin à l'illusion irréaliste d'un toujours plus de croissance terriblement inégalitaire, générateur de détresse et de violence.
    Éloge du génie créateur de la société civile, éd. Babel
  • La beauté qui sauvera le monde, c'est la générosité, le partage, la compassion, toutes ces valeurs qui amènent à une énergie fabuleuse qui est celle de l'amour.
  • La nature offre à la fois ce qui nourrit le corps et le guérit, émerveille l’âme, le cœur et l'esprit.
  • Je crois vraiment que la plus grande puissance que peut développer un être humain pour modifier le cours de sa vie, c'est l’amour. Ce n'est pas simplement l'amour humain, mais l'Amour dans sa grande dimension d'aimer. Vraiment aimer.
  • La joie de vivre ne s'achète ni au supermarché ni même dans les magasins de luxe.
  • Le questionnement sur la raison d'être de l'humanité nous amène finalement à nous demander à quoi on sert. L'humanité à un rôle très important qui est la spiritualité fondamentale : admirer et prendre soin. Voilà la spiritualité réelle pour moi. Le reste c'est du blabla !
    Sagesse pour notre temps, entretiens avec F. Lenoir et L. Anvar, éd. Albin Michel
  • La civilisation moderne est une civilisation du minéral. On exalte l'exhumation de matières minérales à tel point qu'aujourd'hui on en manque et cela nous inquiète. L'urbanisation à outrance, la concentration des êtres humains dans de la matière minérale - le confinement dans les villes et l'éloignement - ont suscité une réorganisation sociale, avec un discours qui finalement n'exalte plus la nature. La pensée de "l'homme hors sol" se rétrécit, se restreint à des phénomènes simplement physiques, biologiques dont il est grisé. Une distance très importante a été prise avec les fondements de la vie.
    Sagesse pour notre temps, entretiens avec F. Lenoir et L. Anvar, éd. Albin Michel