Paul Valéry ( - ) est un écrivain, poète, philosophe et épistémologue français.
  • Ce que nous appelons « une œuvre d'art » est le résultat d'une action dont le but fini est de provoquer chez quelqu'un des développements infinis.
  • La politique consiste dans la volonté de conquête et de conservation du pouvoir ; elle exige par conséquent une action de contrainte ou d'illusion sur les esprits... L'esprit politique finit toujours par être contraint de falsifier...
  • Quand on dit que les mêmes causes produisent les mêmes effets, on ne dit rien. Car les mêmes choses ne se reproduisent jamais - et d'ailleurs on ne peut jamais connaître toutes les causes.
  • Se ménager du temps est nécessaire pour l'esprit. Pour l'esprit il faut du temps perdu.
    Mauvaises pensées et autres
  • Le cerveau des poètes est un fond de mer où bien des coques reposent.
  • Les mots font partie de nous plus que les nerfs. Nous ne connaissons notre cerveau que par ouï-dire.
  • Avec l'imagination commence le pouvoir des choses absentes.
  • Qui sait si toute notre culture n'est pas une hypertrophie, un écart, un développement insoutenable, qu'une ou deux centaines de siècles aura suffit à produire et à épuiser ?
    Le Bilan de l'intelligence (1935)
  • Nous ne supportons plus la durée. Nous ne savons plus féconder l'ennui. Notre nature a horreur du vide, — ce vide sur lequel les esprits de jadis savaient peindre les images de leurs idéaux, leurs Idées, au sens de Platon.
    Le Bilan de l'intelligence (1935)
  • Il y a de la pauvreté d'esprit à être toujours d'accord avec soi-même.
    Œuvres Complètes II
  • Les grandes flatteries sont muettes.
  • L'homme est un animal enfermé à l'extérieur de sa cage.
  • Qui sait si la première leçon de biologie que l'homme a pu se former n'est pas celle-ci : il est possible de donner la mort.
  • Qu'est-ce qu'un jour sans ton visage ? Un jour de plus n'est qu'un vain paysage.
  • Modestes sont ceux en qui le sentiment d'être d'abord des hommes l'emporte sur le sentiment d'être soi-même. Ils sont plus attentifs à leur ressemblance avec le commun qu'à leur différence et singularité …
    Œuvres, Tome 3