Paul Valéry ( - ) est un écrivain, poète, philosophe et épistémologue français.
  • Qui sait si la première leçon de biologie que l'homme a pu se former n'est pas celle-ci : il est possible de donner la mort.
  • La politique fut d'abord l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. À une époque suivante, on y adjoignit l'art de contraindre les gens à décider sur ce qu'ils n'entendent pas.
  • Le mensonge et la crédulité s'accouplent et engendrent l'opinion.
  • L'homme de génie est celui qui m'en donne.
  • Un État est d'autant plus fort qu'il peut conserver en lui ce qui vit et agit contre lui.
  • Le diplôme est l'ennemi mortel de la culture.
  • Dans toute carrière, une fois qu'on a construit son personnage et que le bruit qu'il fait revient à son auteur et lui enseigne qui il est, celui-ci joue son personnage ou plutôt son personnage le joue et ne le lâche plus.
  • Conviction - Mot qui permet de mettre avec une bonne conscience, le ton de la force au service de l'incertitude.
  • L'esprit vit de différence. L'écart existe, la plénitude le laisse inerte.
  • Ce qui nous force à mentir c'est le sentiment de l'impossibilité chez les autres qu'ils comprennent entièrement notre action. Même le mensonge le plus compliqué est plus simple que le vrai.
  • Le monde ne vaut que par les extrêmes et ne dure que par les moyens. Le monde ne vaut que par les ultras et ne dure que par les modérés.
    Tel quel, éd. Gallimard
  • L'amour consiste à être bête ensemble.
    Monsieur Teste
  • Prenons garde d'entrer dans l'avenir à reculons...
    Respirer
  • Tandis que nous sommes de plus en plus anxieux de connaître où nous allons, que nous ne nous lassons pas de nous interroger sur les lendemains possibles, nous vivons, d'autre part, une vie terriblement quotidienne.
    Regards sur le monde actuel
  • [...] l'esprit ne peut se prévoir lui-même. Si donc nous imprimons au monde humain l'allure de notre esprit, il en devient d'autant imprévisible : il en prend le désordre.
    Regards sur le monde actuel